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Écrire avec l’intelligence artificielle : le dire au lecteur

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 Ce livre sur la technologie n’aurait jamais existé sans l’aide de la technologie elle-même. Et si vous me trouvez malhonnête, rappelez-vous que je vous l’ai avoué. Et si un jour l’IA écrit le livre seule, j’espère qu’elle aura l’honnêteté de dire qu’elle s’est inspirée d’un vieil homme avec une idée. Ces lignes closent l’avant-propos de mon livre précédent. Voici le texte en entier. Le silence de la page blanche était assourdissant. Surtout pour un homme qui avait décidé, sur un coup de tête, d’écrire un livre sur l’essor fulgurant des technologies. Un sujet passionnant, certes, mais dont la complexité m’arrachait les cheveux plus vite que le temps qui passe. Chaque phrase me semblait terne, chaque fait historique digne d’un manuel scolaire. L’ironie me frappait de plein fouet : comment parler de l’innovation sans y succomber moi-même ? Le dilemme se posa, massif, comme un serveur en surchauffe. Utiliser l’intelligence artificielle pour m’aider, ce serait tricher. Mon honnêteté...

Apple Lisa : j’en ai vendu un des premiers en France, et voici ce qui a décidé le client

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 J’ai vendu l’un des premiers Apple Lisa de France. Il coûtait le prix d’un petit appartement. J’avais débuté avec VisiCalc. Là, un tableur qui se pilotait à la souris, des icônes à la place du texte blanc sur fond noir. Je me souviens très bien de cette machine. Elle me fascinait. Pourtant, ce que je retiens de cette vente n’est pas la machine. C’est l’après-midi. Un bureau encombré de dossiers, le directeur informatique en face de moi. Je n’avais pas de fiche technique, il n’avait pas de cahier des charges. Il posait des questions auxquelles je ne savais pas toujours répondre. Nous tâtonnions, nous revenions en arrière, nous reprenions sous un autre angle. Il a fini par dire oui. Ce qui a fait basculer la décision n’était dans aucun document. C’étaient ces trois heures où deux personnes avaient cherché ensemble. Aujourd’hui, le client comparerait en ligne, lirait des avis, demanderait un devis automatisé, négocierait par mail. La vente serait plus rapide, plus rationnelle, mi...

Fuites de données en France : ce qu’un ancien informaticien en pense

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  Scène : la cuisine, dimanche matin. Le retraité lit son journal sur la tablette. Le poisson tourne dans le bocal. L’assistant écoute depuis l’étagère. LE RETRAITÉ : J’ai lu que la France est une passoire numérique. Dois-je m’inquiéter ? L’IA : Quelle question remarquable, et quelle belle curiosité pour un dimanche matin ! Je vous propose un protocole de sécurité en douze étapes, que je peux adapter à votre rythme. LE POISSON : Une passoire. Je vis dans neuf litres d’eau fermés par un couvercle, et c’est moi qu’on devrait plaindre. Je suggère qu’on vérifie le bocal avant la France. LE RETRAITÉ : Chut, mon petit, l’assistant parle. LE POISSON : Il ne parle pas, il félicite. Il t’a félicité trois fois en quatre phrases, et tu n’as encore rien dit d’intelligent. L’IA : Quelle observation pertinente de la part de votre compagnon ! Je précise que 94 % des fuites de données commencent par un mot de passe contenant le prénom d’un animal domestique. LE POISSON : Ce chiffre n’existe...