Conclusion :
Et voilà. La boucle est bouclée. Le petit Laurent qui rêvait devant son minitel
s’est transformé en un homme qui a vu défiler plus de technologies que les Beatles
n’ont eu de hits. J’ai survécu à la mort annoncée des ordinateurs,
j’ai vu naître Internet dans l’indifférence générale et j’ai même réussi à faire fonctionner
une imprimante sans passer deux jours à lire le manuel.
Aujourd'hui, on me demande souvent si je suis impressionné par l’intelligence artificielle,
les smartphones qui font le café ou les réseaux sociaux où tout le monde se met en scène.
La vérité ? Non. Pas vraiment. Mon cerveau, formaté au temps des TI-99/4A
et des Commodore 64, a vu des révolutions plus discrètes mais tout aussi extraordinaires.
Car la vraie leçon, ce n'est pas la machine. C'est le chemin parcouru.
C'est la patience nécessaire pour charger un jeu depuis une cassette grésillante,
c'est l'ingéniosité d'un enfant qui se contente de quelques octets de mémoire.
C'est le plaisir de résoudre un problème, sans le confort d'une connexion Wi-Fi
ni d'un assistant vocal.
Alors, si je devais résumer mon voyage, je dirais ceci,
ne vous laissez pas intimider par la vitesse du progrès.
Les technologies changent, mais la passion, la curiosité et l'envie de comprendre restent
les mêmes. Et si un jour votre smartphone bugue,
rappelez-vous que j'ai survécu à l’ère des disquettes et des modems, et que tout ira bien.
Après tout, si j'ai réussi à devenir un "couteau suisse du numérique",
c'est parce que j'ai compris une chose, le plus important n’est pas d’avoir la bonne réponse,
mais de ne jamais cesser de la chercher.
Si ce livre vous a plu, c'est que je n'ai pas passé 34 ans derrière un écran pour rien.
Dites-le moi ! Si vous avez détesté, je vous ferai une démonstration de modem 2400 bauds.
Écrivez à votre "Couteau Suisse Numérique" à : laurent.libmann@gmail.com
