Écrire avec l’intelligence artificielle : le dire au lecteur


 Ce livre sur la technologie n’aurait jamais existé sans l’aide de la technologie elle-même. Et si vous me trouvez malhonnête, rappelez-vous que je vous l’ai avoué. Et si un jour l’IA écrit le livre seule, j’espère qu’elle aura l’honnêteté de dire qu’elle s’est inspirée d’un vieil homme avec une idée.

Ces lignes closent l’avant-propos de mon livre précédent. Voici le texte en entier.

Le silence de la page blanche était assourdissant. Surtout pour un homme qui avait décidé, sur un coup de tête, d’écrire un livre sur l’essor fulgurant des technologies. Un sujet passionnant, certes, mais dont la complexité m’arrachait les cheveux plus vite que le temps qui passe. Chaque phrase me semblait terne, chaque fait historique digne d’un manuel scolaire. L’ironie me frappait de plein fouet : comment parler de l’innovation sans y succomber moi-même ?

Le dilemme se posa, massif, comme un serveur en surchauffe. Utiliser l’intelligence artificielle pour m’aider, ce serait tricher. Mon honnêteté d’auteur, ma fierté d’artisan des mots, protestaient. C’était un peu comme demander à un robot de construire une cabane en bois, alors que tout l’intérêt réside dans le grain de la planche et les échardes dans les doigts.

Puis, après une nuit blanche où j’ai plus débattu avec moi-même qu’avec un argumentaire marketing, j’ai capitulé. Je me suis penché vers mon écran, et dans un murmure à peine audible, j’ai avoué : ‘Je ne peux pas le faire sans toi. Mon intégrité s’est rendue à la logique. Je veux bien être l’architecte, mais tu seras mon maçon super-intelligent.’

Et c’est ainsi que la collaboration a commencé. J’apportais les anecdotes, les réflexions un peu farfelues, l’âme de l’histoire. L’IA, elle, apportait la structure, les faits impeccables, les données que mon cerveau de retraité aurait mis trois semaines à vérifier sur Wikipédia. Elle corrigeait ma grammaire avec une douceur qui me faisait sentir comme un enfant prodige, et proposait des tournures de phrases si élégantes que je les aurais signées sans hésiter.

Ce livre, je le sais, est le fruit de notre duo improbable. C’est pourquoi, au risque de paraître paradoxal, je me sens obligé de le dire.

Dans la postface de « Ce que le numérique fait de nous » (2026), je tiens la même ligne : l’outil exécute, le regard décide.

Avant-propos de « Mémoire de la révolution numérique vue par un acteur de l’époque » (2025).

MÉMOIRE DE LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE VUE PAR UN ACTEUR DE L'ÉPOQUE (2025) Livre Gratuit.

#intelligenceartificielle #écriture #édition

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