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Filmer un concert que l'on ne regardera jamais

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 Je regarde un concert. Autour de moi, la moitié de la salle ne le regarde pas. Elle le filme. Je pose une question simple à qui veut y répondre : ces vidéos, quelqu'un les revoit-il un jour ? J'ai vendu de l'informatique pendant trente-huit ans. J'ai cru au progrès, sincèrement. Je n'ai jamais imaginé qu'un jour, assister à quelque chose deviendrait moins important que le prouver. Ce n'est pas une affaire de génération. Je vois des jeunes qui ne filment rien et des gens de mon âge qui filment tout. La frontière passe ailleurs. Ma thèse est simple, et j'assume qu'elle dérange : filmer un moment, c'est déjà commencer à le quitter. L'écran levé entre soi et l'événement transforme la présence en preuve. Le concert, l'accident, le discours, le fait divers, tout devient prétexte à produire une image destinée à circuler, pas à être gardée. Je ne juge pas. Je nomme. Nous ne vivons plus un moment, nous fabriquons une trace de ce moment, ...

Où est passée notre mémoire ?

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  Où est passée notre mémoire ? Je me souviens d'un après-midi dans une bibliothèque du Havre. Aucun sujet précis en tête, seulement une idée vague, un élément que je voulais comprendre sans savoir encore comment m'y prendre. Je marchais entre les rayonnages. Je prenais un livre, puis un autre, sans méthode. Je feuilletais debout, je m'asseyais à une table, je revenais en arrière sur une phrase que je n'avais pas comprise. Ce que je cherchais ne se donnait pas tout de suite. Il fallait se tromper de rayon, recommencer, accepter de perdre du temps. Je le comprends maintenant : cette lenteur n'était pas une perte. C'est elle qui construisait la compréhension. Pas seulement une réponse à une question, mais une manière de relier les idées entre elles, de les faire tenir ensemble. Aujourd'hui, je pose une question à un écran, et la réponse arrive en quelques secondes. Nette, complète, structurée, sans détour. Il n'y a plus de rayonnages, plus de hasard, plus ...

La bibliothèque des commencements

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Je voulais partager ici une observation qui me semble concerner tous ceux qui écrivent, publient ou vendent des livres. Je le vois autour de moi : des lecteurs ouvrent un livre, en lisent vingt pages, parfois trente, puis le posent sur une pile à côté du fauteuil. Une semaine plus tard, ils en commencent un autre. Puis encore un autre. Quand ils regardent cette pile, ils voient moins une bibliothèque qu'une accumulation de débuts. Ils n'ont pas trouvé ces livres mauvais, mais ils ne les ont pas fini, ils n'ont pas décidé de les abandonner, ils les ont seulement laissés en chemin. Avant, terminer un livre était l'évidence. Pas par discipline, par habitude. Un livre se lisait du premier au dernier mot, et cette continuité faisait partie du livre lui-même. Aujourd'hui, aller au bout est devenu l'exception. Ce n'est pas le temps qui manque, ce sont parfois les lecteurs les plus motivés qui restent en chemin. Ce qui manque, c'est la capacité de rester. Lire p...

Le téléphone à table, ou le respect que nous ne nommons plus

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  Un dîner. Un téléphone posé à côté de l'assiette, écran visible. Personne ne le regarde vraiment. Mais si un message arrive, quelqu'un le lira dans les dix secondes. Nous appelons ça de la politesse. Je crois que c'est un manque de respect que nous ne nommons plus comme tel. Il y a quarante ans, le téléphone restait dans le salon, attaché à son fil. Pour répondre, il fallait se lever, quitter la table, s'excuser. La coupure était visible, elle avait un coût. Aujourd'hui, elle ne coûte rien, ne se voit presque plus, et c'est précisément ce qui la rend si fréquente. Nous n'osons plus laisser un message sans réponse, de peur de passer pour absents, indisponibles, presque coupables. Alors nous répondons, même à table, même en pleine phrase de l'autre. Et pendant ces dix secondes, c'est la personne en face de nous que nous rendons indisponible. Elle, nous ne l'avons pas prévenue. Nous avons fini par trouver plus grave d'ignorer un inconnu que d...

Une vie dans la révolution informatique

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  Une vie dans la révolution informatique : le témoignage gratuit d'un couteau suisse du numérique Du téléphone à cadran au Wi-Fi, du Vic-20 à la fibre optique : ce récit raconte de l'intérieur cinquante ans de bascule technologique, vécus non pas comme spectateur mais comme acteur, technicien, entrepreneur, passionné du premier jour. Laurent Libmann, fondateur d'ATN Informatique au Havre, y mêle anecdotes professionnelles, autodérision et un vrai sens du récit, loin du ton scolaire des ouvrages techniques. Pourquoi le lire cet été C'est un livre à lire par tranches, sur une terrasse ou dans un transat, sans effort de mémoire : chaque chapitre se suffit à lui-même, porté par l'humour et la nostalgie plutôt que par la technique pure (un glossaire en fin d'ouvrage libère le corps du texte de tout jargon). L'été, propice aux souvenirs et aux longues discussions de famille, est le moment idéal pour ce genre de machine à remonter le temps, celle qui donne envi...

Nous pouvions être absents

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  Il y a eu un temps où le téléphone ne nous suivait pas partout. Il restait à sa place, posé dans le salon, solennel. Chez nous, mes parents tenaient à ce qu'il soit placé là, bien en évidence, comme s'il devait veiller sur la maison, être accessible sans jamais devenir envahissant. Obtenir une ligne relevait d'une véritable épreuve de patience. On déposait une demande auprès de France Télécom, et l'on entrait dans un temps d'attente dont personne ne connaissait vraiment la durée. Trois mois, parfois six, parfois davantage. Ce téléphone n'était pas un objet banal. Son usage supposait une forme de présence. Pour appeler, il fallait être là, physiquement. Pour répondre, il fallait se déplacer, interrompre ce qu'on faisait. La communication avait un lieu, un moment, une forme identifiable. Nous pouvions être absents, et cela ne posait aucune question. Aujourd'hui, chacun porte son téléphone dans sa poche. L'appel n'est plus un événement. Il est dev...

Laurent Libmann Lecture estivale de Ce que le numérique fait de nous

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Ce que le numérique fait de nous: Nous étions la charnière

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  Lecture gratuite (Echantillon)

Que reste-t-il de nous quand le numérique a tout changé

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  J'ai passé 38 ans dans l'informatique. J'ai vu arriver le minitel, le PC, internet, le smartphone, les réseaux sociaux. J'étais dedans, pas spectateur. Il y a bientôt six ans, quand je me suis arrêté, j'ai réalisé que je n'avais pas pris le temps de mesurer ce que tout ça avait changé en nous. Ce changement ne concernait pas les machines, il concernait les gens qui les utilisaient. Et j'ai compris que cette question n'était pas propre à la retraite. Le numérique l'avait déjà posée, à sa façon, à des millions de personnes actives : que reste-t-il de nous quand nos compétences deviennent obsolètes ? Quand nos repères disparaissent ? Quand la machine fait mieux, plus vite ? Nous parlons beaucoup des gains. Nous parlons rarement des pertes. Le temps que nous n'arrivons plus à contrôler, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle qui disparaît, ce que nous avons abandonné chemin faisant sans nous en rendre compte. C'est le fil con...

Là où il y avait une personne, il y a un système

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  Je suis debout dans un hall où tout est propre, silencieux, apaisant au premier regard. Devant moi, une femme hésite. Elle tient un papier dans la main, elle le regarde, puis elle regarde l'écran de la borne, puis elle revient au papier. Derrière elle, personne ne parle. Il n'y a plus de guichet, plus de visage, plus de regard vers lequel se tourner pour poser une question simple, reformuler, dire autrement. Elle tente une première fois, appuie, recule, recommence. Je vois dans ses gestes une forme d'effort qui n'est pas un effort technique, mais un effort de traduction. Elle ne cherche pas une réponse, elle cherche comment poser sa question. Elle sait ce qu'elle veut dire, mais elle ne sait pas comment le dire dans la langue que la machine comprend. Elle finit par se décaler, comme pour s'excuser de ne pas y arriver. Personne ne lui a refusé quoi que ce soit. Et pourtant elle repart avec un sentiment d'inachevé. Cette scène est devenue banale, au poin...
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Quelqu'un m'a calculé combien de temps il fallait pour lire mon livre. Entre 1h32 et 1h55, selon l'état d'esprit. Moins de temps qu'un film moyen. Moins qu'un trajet Paris-Le Havre. Moins que certaines réunions dont je suis sorti sans avoir rien retenu. Un livre sur ce que nous avons perdu, qui se lit dans le temps qu'il nous reste. Temps de lecture selon ton état intérieur : Lecteur de 1975, assis dans un fauteuil, sans téléphone à portée : 1h55min. Lecteur standard 2026, concentré entre deux notifications : 1h32min. Lecteur qui « feuillette juste » : 33min. Et qui se retrouvera quand même à tout lire. Lecteur qui a ouvert le livre pour voir si son nom y figure : 4min. Déception : il n'y est pas. Lecteur qui filme le livre pour ses stories : 12min. Mais il n'aura rien retenu. Je ne sais pas si c'est rassurant ou ironique. Les deux, probablement. Parce que ce livre parle précisément de ça : de ce que nous faisons du temps qui nous reste, de la ma...

Je sais chercher mieux que jamais

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  Je sais chercher mieux que jamais. Je sais moins rester avec ce que je cherche. Dans mon travail, autrefois, lorsqu'une question se posait, la réponse n'arrivait pas tout de suite. Il fallait chercher, essayer, parfois se tromper, revenir en arrière, reformuler. Ce processus pouvait durer, mais cette durée faisait partie de la compréhension. Elle obligeait à rester avec la question, à ne pas la contourner trop vite, à ne pas la dissoudre dans une réponse immédiate. Dans cet espace très concret, fait de recherches, d'essais, d'erreurs, l'attention se stabilisait d'elle-même. Elle n'était pas sollicitée en permanence, elle n'était pas dispersée par une multitude de stimuli. Aujourd'hui, les conditions ont changé. Chaque question appelle une réponse rapide, chaque attente peut être comblée en quelques secondes. Cela donne le sentiment d'une efficacité nouvelle. Mais cette rapidité a une conséquence plus discrète. Elle modifie la manière dont ...

Nous ne perdons pas seulement des données

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  Je me souviens encore des numéros de téléphone de mon enfance. Celui de mes parents, celui de ma grand-mère. Six chiffres, parfois quatre lettres et trois chiffres. Je pourrais les composer aujourd'hui, alors que tout a disparu depuis longtemps. Ils sont restés inscrits quelque part, comme gravés. Dans mon magasin, je connaissais par cœur certains tarifs, certaines références produit, les coordonnées de fournisseurs importants. Ce n'était pas un exercice de performance. C'était pratique. Le client posait une question, la réponse venait immédiatement. Il y avait une fluidité naturelle entre la mémoire et l'action. Puis les outils se sont perfectionnés. Les bases de données se sont enrichies. Internet a rendu accessible une quantité d'informations inimaginable. Nous avons commencé à nous dire, sans le formuler, que retenir n'était plus indispensable. Pourquoi mémoriser une date si elle est disponible en quelques secondes, pourquoi apprendre un itinéraire si l...

En 1969, j'avais neuf ans

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  En 1969, j'avais neuf ans et je passais trois semaines de cure à Enghien-les-Bains avec ma mère. Un après-midi, elle m'offre un sachet de pifises, ces minuscules œufs qu'on verse dans l'eau. Plusieurs heures après, des poissons transparents apparaissent. Il faut observer, surveiller, espérer. Il ne se passe presque rien. Et pourtant quelque chose travaille en nous pendant ce temps-là. Aujourd'hui, j'appelle ça apprendre à laisser le temps faire son œuvre. On a grandi dans des journées où le silence existait, un silence qui n'était pas suspect, qui n'appelait pas de réponse. On pouvait rester quelques minutes sans parler, marcher longtemps sans musique, s'asseoir sans écran. Et dans ce silence, la pensée se déposait. Ce n'était pas une vertu. C'était simplement ce qu'était le temps, à cette époque. J'ai écrit un livre sur ce que le numérique a fait de nous. Pas un procès, pas de la nostalgie. Un regard honnête sur les gains et les pe...

Révolution numérique : ce qu'elle a vraiment fait de nous

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  J'ai vu naître le numérique de l'intérieur. Pas dans les livres, pas en spectateur. J'y étais. J'ai vendu parmi les premiers Macintosh en Normandie. J'ai installé des réseaux, expliqué des interfaces, accompagné des centaines de personnes dans leur rapport aux machines. Et pendant tout ce temps, je n'ai pas vu ce que ces machines allaient faire de nous. Pas de notre productivité. De nous. De notre attention, de notre mémoire, de notre capacité à rester présents à quelqu'un sans garder un oeil ailleurs. C'est la question que j'ai fini par écrire, à 66 ans, depuis Montivilliers : Ce que le numérique fait de nous Nous étions la charnière. Ma génération a vécu des deux côtés. Nous étions la charnière. C'est un point de vue rare, et je crois qu'il mérite d'être dit. Qu'est-ce que le numérique a changé en vous, pas dans votre travail, mais en vous ?

L'ennui n'était pas un problème à résoudre

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Ce que les psys appellent négligence, je l'appelle formation Un article de Psychologies.com paru cette semaine m'a arrêté net. Il pose une question que je ne m'attendais pas à lire sous la plume de chercheurs : et si l'éducation de nos parents, celle que certains qualifient aujourd'hui de négligente, avait produit quelque chose de précieux ? Je suis né en 1960. Je reconnais chaque ligne. L'ennui n'était pas un problème à résoudre Les enfants de ma génération rentraient de l'école et disparaissaient jusqu'au dîner. Personne ne programmait leur après-midi. L'ennui s'installait, et c'était à nous de l'habiter. Je me souviens de l'été 1969 à Enghien-les-Bains, des journées sans programme, un chiot boxer qui me suivait partout, et un sachet de pifises, ces minuscules œufs qu'on versait dans l'eau et qu'on regardait éclore pendant des heures. Il ne se passait presque rien. Et c'est dans ce presque rien qu'une n...

Babelio

 Si vous avez lu Ce que le numérique fait de nous et que le livre vous a parlé, vous pouvez laisser un avis sur Babelio — c'est la principale plateforme française de lecteurs, et chaque avis compte vraiment pour faire connaître un livre autoédité. Mode d'emploi en trois étapes : 1. Rendez-vous sur babelio.com 2. Créez un compte gratuit si vous n'en avez pas (moins d'une minute) 3. Recherchez le titre, attribuez une note et écrivez quelques lignes — même courtes Pas besoin d'une critique littéraire. Ce qui compte, c'est ce que le livre vous a fait penser, ou ce qu'il vous a rappelé. Merci à ceux qui prendront le temps de le faire.

Et pourtant, je vous demande d'attendre

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  Et pourtant, je vous demande d'attendre. Encore un peu.  Depuis quelques jours, je vous ai glissé des fragments de ce livre. Une phrase sur l'attente qui disparaît. Une autre sur les livres qu'on ne finit plus. Une autre encore sur ce que l'on perd quand on est joignable partout. Ce n'était pas un teaser. C'était le livre lui-même, qui cherchait ses premiers lecteurs.   Ce que le numérique fait de nous arrive la semaine prochaine.   En version numérique sur plusieurs plateformes.   En version brochée sur Amazon et Coolibri.  Trente-huit ans passés dans le monde numérique, à construire, à démolir, à reconstruire. Puis la retraite. Et l'envie de nommer ce que tout ça nous a fait à nous, pas aux machines.   Laurent Libmann  Ce que le numérique fait de nous  La semaine prochaine.

Ce que le numérique fait de nous — Laurent Libmann

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Ce que le numérique fait de nous. Laurent Libmann  Beaucoup ne vivent plus dans des livres lus jusqu'à leur fin.  Ils vivent au milieu de commencements. Le fragment a remplacé la durée. Ce qui se perd en chemin, ce n'est pas seulement la dernière page. C'est l'expérience de rester avec une pensée jusqu'à son terme, de l'habiter assez longtemps pour qu'elle déplace un mouvement intérieur.  Laurent Libmann  Ce que le numérique fait de nous À paraître

Le jour où l'attente a disparu

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Nous avons cessé d'attendre comme nous cessons de respirer par le nez. Le geste a changé, nous ne l'avons pas décidé. Nous avons cru gagner des minutes, des heures. En réalité, nous avons rétréci l'intervalle entre l'impulsion et la réponse, jusqu'à ne plus savoir quoi faire du silence qui reste. Nous avons cessé d'attendre comme nous cessons de respirer par le nez. Le geste a changé, nous ne l'avons pas décidé. Nous avons cru gagner des minutes, des heures. En réalité, nous avons rétréci l'intervalle entre l'impulsion et la réponse, jusqu'à ne plus savoir quoi faire du silence qui reste. Explications de ce que j'ai voulu dire. La respiration par le nez, ça ne se décide pas d'arrêter. Ça arrive. C'est pareil pour l'attente. Le changement s'est fait sans qu'on s'en rende compte. Rafraîchir ses messages toutes les deux minutes. Sans y penser. Personne n'a décidé de devenir impatient, c'est venu avec les outils du...